Le mont Maisan

Le mont Maisan

Le mont Maisan

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SpiritualitéMontagnesRandonnée4 min de lecture

Le mont Maisan, situé près de la ville de Chinan dans la province du Jeolla du Nord, doit son nom à ses deux pics qui évoquent les oreilles dressées d'un cheval.

Le mont Maisan, situé près de la ville de Chinan dans la province du Jeolla du Nord, doit son nom à ses deux pics qui évoquent les oreilles dressées d'un cheval. En coréen, Maisan signifie d'ailleurs « montagne de l'oreille de cheval ». Entre ces deux sommets se dresse le temple Tapsa, célèbre pour son ensemble de pagodes en pierre érigées à la fin du XIXᵉ siècle par un moine ermite. Le site, intégré au parc provincial de Maisan, conjugue intérêt géologique, patrimoine bouddhique et randonnées accessibles à tous les niveaux.

Pourquoi visiter le mont Maisan ?

Le mont Maisan se distingue par trois atouts complémentaires. D'abord, sa silhouette singulière : deux pics jumeaux qui surgissent au-dessus du plateau environnant, l'un culminant à environ 685 mètres (le pic est, surnommé « la femme »), l'autre légèrement plus bas (le pic ouest, « le mari »). Ensuite, le temple Tapsa et ses pagodes, un ensemble unique en Corée du Sud par sa technique de construction sans mortier. Enfin, un parc provincial agréable à parcourir en toutes saisons, ponctué d'un tunnel de cerisiers de 3 kilomètres particulièrement apprécié au printemps.

Histoire et légende

Une légende locale est associée à la naissance des deux sommets. Deux fées, un mari et une femme, vivaient à cet endroit. Lorsque leur créateur leur ordonna de regagner le ciel, elles devaient le faire à l'abri du regard des humains. Choisissant de partir à l'aube après une nuit nuageuse, elles furent aperçues par une villageoise matinale et se transformèrent aussitôt en pierre, retombant sur terre sous la forme des deux pics actuels. Selon la tradition locale, le pic est, plus haut, correspond à la femme, et le pic ouest au mari.

Entre les deux sommets s'abrite le temple Tapsa, dont les pagodes sont l'œuvre du moine ermite Lee Kap-yong. La construction commença en 1885 et dura plus de trente ans. À l'origine, on comptait environ 130 pagodes ; il en subsiste aujourd'hui une quatre-vingtaine. Bâties sans mortier, certaines dépassent dix mètres de hauteur et résistent depuis plus d'un siècle aux vents violents qui balaient la vallée. Si la majorité des pierres provient des environs immédiats, certaines auraient été apportées de montagnes réputées d'autres régions de Corée.

À proximité se trouve un autre sanctuaire moins visité, le temple Eunsusa. La tradition rapporte que le roi Taejo, fondateur de la dynastie Joseon, y séjourna cent jours pour y prier lors de son voyage au mont Seongsusan.

Que voir et que faire ?

Le temple Tapsa et ses pagodes

C'est l'attraction principale du site. L'alignement de pagodes coniques, dressées entre rochers et bâtiments du temple, compose un paysage sans équivalent dans le pays. Prenez le temps d'observer les variations de taille, de pierre et d'agencement.

Le pic est et le pic ouest

La randonnée jusqu'au pic est (Amaibong, « la femme ») est la plus parcourue : sentier balisé, accessible à un marcheur en bonne condition. Le pic ouest (Sumaibong, « le mari ») se gravit en escalade et reste plus confidentiel.

Le parc provincial de Maisan

Le parc propose plusieurs sentiers de randonnée à la journée ou à la demi-journée. Le tunnel de cerisiers, long d'environ 3 kilomètres, traverse le parc et constitue l'un des itinéraires les plus photographiés au moment de la floraison.

Quand y aller ?

Le mont Maisan se visite toute l'année, et les Coréens lui attribuent quatre noms saisonniers qui résument bien ses changements d'apparence :

  • Printemps – Dotdaebong (« pics de mât ») : la brume matinale fait ressembler les sommets aux mâts d'un navire. C'est aussi la saison des cerisiers en fleurs.

  • Été – Yonggakbong (« cornes de dragon ») : les forêts d'un vert dense évoquent un dragon dont les pics seraient les cornes.

  • Automne – Maibong (« oreilles de cheval ») : la lumière dorée et les feuillages roux accentuent la ressemblance équine.

  • Hiver – Munpilbong (« pinceaux d'encre ») : enneigés, les pics rappellent des pinceaux trempés dans l'encre noire.

Le printemps (avril-mai) et l'automne (octobre-novembre) restent les périodes les plus agréables pour la randonnée et la photographie.

Informations pratiques

Le site est ouvert toute l'année, en journée. Les horaires d'accès sont légèrement réduits en hiver. Un droit d'entrée modéré est demandé à l'entrée du parc, auquel s'ajoute un tarif de stationnement si vous arrivez en voiture. Les montants restent peu élevés au regard des standards touristiques coréens.

Comptez une demi-journée pour la boucle classique Tapsa + pic est, et une journée complète si vous souhaitez combiner randonnée, visite du temple Eunsusa et flânerie dans le parc.

Comment s'y rendre ?

Le point de départ logique est la ville de Chinan (Jinan), reliée par bus à Jeonju, capitale provinciale. Le trajet Jeonju–Chinan dure environ 50 minutes, avec des départs fréquents tout au long de la journée depuis le terminal de bus interurbain. Depuis Chinan, des navettes locales rejoignent l'entrée du parc en une dizaine de minutes, à intervalles réguliers.

En voiture, comptez environ 45 minutes depuis Jeonju par les routes provinciales. Un parking est aménagé près de l'accès sud, le plus proche du temple Tapsa.

Aux alentours

La région du Jeolla du Nord recèle plusieurs sites complémentaires. Jeonju, à moins d'une heure, est réputée pour son quartier traditionnel hanok et sa gastronomie (berceau du bibimbap). Plus largement, la Corée du Sud compte d'autres ensembles bouddhiques majeurs accessibles dans le cadre d'un même circuit, comme le temple Haeinsa et ses tablettes de la Tripitaka Koreana, le temple Magoksa dans le Chungcheong, ou encore le temple de Naksansa en bord de mer Est. À Séoul, le sanctuaire de Jongmyo complète bien la dimension historique d'un voyage.

Questions fréquentes

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Questions fréquentes

Maisan signifie « montagne de l'oreille de cheval » en coréen, en référence à la silhouette de ses deux pics jumeaux. La montagne porte également quatre autres noms selon les saisons.

On en dénombre aujourd'hui environ 80, sur les 130 d'origine. Elles ont été érigées à partir de 1885 par le moine ermite Lee Kap-yong, et bâties sans mortier.

Deux sentiers principaux desservent la montagne, l'un sur la pente sud, l'autre sur la pente nord. La pente sud est la plus fréquentée car elle donne directement accès au temple Tapsa et au pic est.

Le printemps, pour la floraison des cerisiers du tunnel de 3 km, et l'automne, pour les couleurs des feuillages, sont les deux saisons les plus appréciées. L'hiver offre quant à lui des paysages enneigés très photogéniques.

Des bus interurbains relient Jeonju à Chinan en environ 50 minutes, à fréquence élevée. Depuis Chinan, une navette locale dessert l'entrée du parc en une dizaine de minutes.

Préparer votre voyage

Le mont Maisan s'intègre parfaitement à un itinéraire dans le sud-ouest de la péninsule, entre Jeonju, Damyang et Gwangju. Pour construire un séjour complet mêlant patrimoine bouddhique, villages traditionnels et grands paysages, consultez nos suggestions de voyage en Corée du Sud.

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